Cybersécurité & Web

Cyberattaques +23% en Belgique : votre site web est-il protégé ?

27 juillet 2026·4 min de lecture

Les cyberattaques bloquées en Belgique ont augmenté de 23,3% au deuxième trimestre 2026, selon les chiffres transmis par Cloudflare. Le commerce en ligne figure parmi les secteurs les plus visés, juste derrière l'informatique. Voici ce que ces chiffres impliquent pour la sécurité de votre site professionnel, et ce qu'il faut vérifier cette semaine.

1. Ce que révèlent les chiffres du deuxième trimestre 2026

En Belgique, Cloudflare a traité en moyenne 37,6 milliards de requêtes quotidiennes au deuxième trimestre 2026. Environ 2,4% d'entre elles, soit 898,6 millions par jour, ont été bloquées comme cyberattaques. C'est 23,3% de plus que le trimestre précédent. Le secteur de la sécurité informatique et des réseaux reste le plus visé (60,43% des attaques), suivi par le commerce de détail (6,86%), les médias en ligne (6,71%) et l'éducation (5,89%). Deux méthodes de défense dominent : l'atténuation DDoS (62%) et le pare-feu applicatif WAF (36,2%). Parmi les règles WAF les plus déclenchées : le Directory Traversal (25,3%), les injections SQL (13,7%) et le Cross-Site Scripting (8,8%), trois failles qui touchent directement la manière dont un site est développé et hébergé.

2. Le vrai talon d'Achille des PME : la configuration, pas la technologie

Selon le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB), le pays subit en moyenne 22 attaques de ransomware par jour. 42% des PME belges ont déjà été touchées par une attaque, et 30% des entreprises n'ont encore aucune stratégie cyber. En 2025, le CCB a recensé 121 incidents de ransomware connus, les secteurs les plus durement touchés étant l'informatique (24%), le commerce (20%) et l'industrie (13%). Les deux principales méthodes d'intrusion sont la prise de contrôle d'un compte (38%) et l'exploitation d'une vulnérabilité connue (33%). Chiffre le plus révélateur : lors de ses tests d'intrusion, la société Cresco met au jour au moins vingt vulnérabilités dans 95% des cas, et dans 71% des tests où l'équipe prend le contrôle jusqu'au niveau du domaine, une simple mauvaise configuration en est la cause. Pas besoin de nouvelle technologie : corriger les réglages existants suffit souvent.

3. Le phishing, toujours la porte d'entrée numéro un

Lors d'une campagne de phishing personnalisée et bien orchestrée, 46% des destinataires ouvrent l'e-mail et 60% cliquent sur le lien. Parmi eux, 74% saisissent effectivement leurs identifiants, alors qu'à peine 4% signalent l'e-mail suspect. Les demandes de rançon démarrent généralement entre 5 et 10% du chiffre d'affaires de l'entreprise visée, un montant qui peut fortement baisser après négociation. La directive NIS2, transposée en droit belge en mai 2025, impose désormais des obligations de déclaration au CCB pour de nombreuses entreprises, avec des parcours subsidiés par le VLAIO pouvant couvrir jusqu'à 50% des tests d'intrusion et exercices de conformité.

Le regard IA, l'humain d'abord

L'intelligence artificielle change aussi le visage du phishing : des e-mails sans faute, parfaitement ciblés et presque impossibles à distinguer d'un message légitime, sont désormais la norme. Un outil de surveillance peut scanner en continu la configuration d'un site, détecter une dérive ou une vulnérabilité nouvelle et alerter avant qu'un incident ne survienne. Mais décider de l'architecture d'hébergement, du calendrier de correctifs et de la stratégie de sauvegarde reste un choix d'expert : l'IA exécute, l'expertise décide et veille.

À faire cette semaine

Vérifiez que l'authentification à plusieurs facteurs (MFA) est activée sur tous vos accès RDP ou VPN exposés sur Internet, et confirmez que vos sauvegardes sont bien isolées du reste de votre réseau.

Le point de vue Vistalaro

Chez Vistalaro, c'est Vistalaro Build qui conçoit, héberge et sécurise votre site sur des serveurs européens conformes RGPD, avec un suivi continu des vulnérabilités et des correctifs. Le marketer senior de Vistalaro Pilot s'assure ensuite que cette résilience technique s'inscrit dans une stratégie digitale cohérente, sans jamais dépendre d'un seul interlocuteur.

Votre site résisterait-il à un test d'intrusion ?

On fait le point ensemble, sans jargon, et on priorise ce qui compte vraiment pour la sécurité de votre PME.

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